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mercredi 9 avril 2008

Ça peut vous arriver aussi...

C'est au nom de la défense du consommateur que je sors ici ma plume. Toi qui te fais sans cesse avoir. Toi de qui l'on profite sans cesse. Toi dont la seule victoire au Monopoly s'est déroulée le 3 juillet 1983, lorsque, profitant de la fièvre de ton frère, 5 ans et toutes ses dents, tu profites d'un moment de vertiges pour placer les dés de manière à ce que la prochaine case soit la rue de la paix. Bref, toi que ce billet peut aider.

Tu n'as pas encore choisi ton assurance-vie, ou tu l'as choisi sans en lire attentivement les conditions générales. Tu as eu tort.

Car l'aurais-tu fait, peut-être, ô peut-être cette fois-ci ne te serais-tu pas encore fait avoir comme un bleu de bresse.

Ayant reçu hier dans ma boîte au lettres réelle une aguichante publicité pour une assurance-vie, après m'être demandé un "ais-je réellement besoin d'une assurance-vie à 18 ans et, sinon, comment ma banque cible-t-elle ses prospectus ?", j'ai pour ma part éprouvé un certain choc en lisant les conditions mentionnées au dos du sus-dit document...

Vous avez bien lu. Ce qui ne devait être qu'une simple vérification routinière révéla en fait un scandale d'une suffisante ampleur pour faire trembler ma banque, qui entre nous soit dit n'avait pas besoin de cela ces derniers temps. Je suis assuré contre (presque pas) tous les accidents sauf...

Choquant, n'est-ce pas ?

Cher consommateur, te voila prévenu. Et n'oublie pas que les lotissements rouges et oranges sont les plus avantageux.

La minute publicité :

voir la photo en entier et en haute résolution...

(Non, je n'ai pas été payé...)

mardi 1 avril 2008

Le déserteur

Voilà le huitième mois de prépa qui s'annonce. Voici l'heure du bilan pour le retour du printemps.

Bien sûr, j'ai fait la connaissance de personnes très sympathiques.

Bien sûr, j'aime l'ambiance qui règne à Paris.

Bien sûr, je m'amuse bien ici et avec la classe certains bons moments comme notre petite virée de ski à la Toussuire me furent fort profitable.

Mais il faut me rendre à l'évidence, le bilan penche trop vers le négatif. Ce travail harassant. Ces bruitages stupides et agaçants. Cette pression insoutenable et toujours soutenue. Le prof de maths corrigeant du jour pour le lendemain nos DM en exigeant chaque fois un volume de travail accru (ou si ce n'est le volume qui change, c'est donc sa masse volumique). Ce cochon tueur qui sans cesse me blesse.

Et tous ces résidus arboricoles jonchés de triples intégrales et autres composantes de ce que tout ce que l'homme dans sa folie scientifique a produit de plus abstrait et de plus barbare.

Je rêve de fleurs, de poésie, de philosophie, de méditation, de mers de littérature, d'océans de vie et de poissons... Pourquoi la science quand on a l'amour ?

Adieu donc brillant avenir ; adieu veau, vache, cochon, couvée ; adieu sauvetage de l'humanité ;

Je me fais anachorète des océans. Je me fais poissonnier.

J'mendierai mon poisson,
sur les routes de Suisse,
de Gstat à Saint-Moritz,
et j'dirai aux bisons :

refusez d'y aller,
refusez donc la laisse,
n'allez pas aux DS,
refusez de vous lever des l'aube surtout quand on a perdu une heure pendant le week end dernier.

(dernier vers à chanter très vite pour bien caser les syllabes dans le rythme ; ayant essayé, je peux vous dire que ça fait quelque chose comme refsezdvoulvédlaubesurtou kandonaperduneurpdenlwiken dernier.)

(comment-ça, parler à un bison n'a pas de sens ? Et la Rime, hein ? La Rime ? Vous connaissez, hein, la Rime ? On fait moins le malin, hein ? N'est-ce pas ? Non ? On fait moins le malin ? Hein ? Ouuuh... )