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dimanche 10 septembre 2006

Rentré

Bon voilà, je sais qu'il y a beaucoup de globbeurs dont l'intelligence dépasse celle d'un Connochaetes taurinus (plus communément, je vous l'accorde, appelé gnou noir), et que tout le monde à fait un petit calcul scientifique, qui a abouti à la conclusion que je devais être rentré de vacance et rentré à l'école, cependant, je le confirme et je l'officialise dans ce petit billet, oui oui, confirmez vos doutes, il parait que je le suis déjà depuis une semaine.

Je ne peux pas dire que je ne regrette pas de ne pas être déjà plus ici, et que je ne souhaiterais pas ne pas ne pas être ailleurs. Cependant, la fatalité, les voies du destin, les feuilles de thé, les marcs de café et les circonstances ont toutes fait (toutes à la fois) que je ne suis pas pas ici et que donc je n'ai plus à regretter de ne pas pas ne pas être ailleurs.

Sinon sinon, je dirais que ces vacances étaient sympathiques et enrichissantes.

Sinon sinon, je signalerai que je posterai quelques photos, cependant, à peu près vers la moitié supérieure des vacances, l'écran de mon si chéri appareil photo s'est malencontreusement brisé en deux, et j'ai suite à ce léger incident cessé de prendre des photos environ n'importe quand, car viser sans écran est une capacité que je ne maîtrise pas encore (peut-être au prochain niveau...).

Je dédie ce billet à tous les gnous noirs, lamas, vaches, cinémas, subways, appartements de paris, maisons bretonnes, galettes bretonnes, festivaux bretonnes, bretonnes, toîts, violons, instruments, vincents delerms, danses, trains et macflurrys sans qui rien, ou pas grand-chose, de ces vacances, n'eût été possible.

Je ne dédie pas ce billet aux conneries irréfléchies, écrans d'appareils photo numériques, problèmes compliqués et farfelus, skyblogs et lengag sms, inventions machiavéliques et complots, eaux glaciales de bretagne, eaux crades de la Seine, pigeons morts, jours pluvieux, et rentrées à l'école, sans qui énormément, ou bien plus, d'éléments de ces vacances, auraient pu être améliorés.

En définitive, voilà.

Musique du billet: Pink Martini - Sympathique

Finitude II

ps: je refais une photo actuelle mieux tout à l'heure. Parce que la bof.

Fini, une nouvelle fois, c'est fini. Elle était sympathique. Son ironie communiquante déteignait sur moi chaque fois que je la revoyais. En réalisant qu'elle était toujours là, avec moi, ma sollitude n'en était plus vraiment une.

Je l'avais déjà perdue une fois. Et puis, finalement, elle s'était décidée à revenir. Un matin, comme ça, sans explication. Comme si elle avait fini par tourner la page, comme si le temps avait fâné, rendu obsolète les dommages que je lui avait causé.

Ces derniers temps elle était plus proche de moi que jamais. Elle me cachait les yeux, comme lors d'un petit jeu enfantin... "qui c'est ?". Et bien sûr je savais que c'était elle. Elle n'aurait pas pu se faire passer pour une autre. Elle était reconnaissable entre toutes.

Pour tant de gens, elle était désormais celle qui m'était propre. Pour tant de gens, après les premiers temps d'appréhension, nous voir ensemble était devenu normal. Pour tant de gens, je n'étais déjà plus rien sans elle, et elle n'était déjà plus rien sans moi.

Je savais que même si le monde entier me quittait, elle, elle seulement, mais elle entière, serait toujours là. Oui, elle m'avait quitté une fois, mais c'était seulement un jeu, un défi, un acte impulsif, car au fond, elle n'était plus dissociable de moi-même.

Je m'éveillais, elle était là. Je m'endormais, elle était là. Et toujours elle serait là.

Du moins, c'est ce que je pensais.

Mais fini, une nouvelle fois, c'est fini. Partie, sans prévenir, une nouvelle fois, elle est partie.

D'un autre côté, une crinière ça gêne la vue.